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jeu 29 février 2024
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Un témoignage du XIXème siècle

Un témoignage du XIXème siècle
En 1890, L’abbé MAURIN, en charge de la cure de SORT entre 1879 et 1898, rédige une monographie paroissiale de SORT, regroupant tous les renseignements qu’il a pu récolter dans les archives communales sur l’histoire, les cultes, les traditions, la topographie ou encore la géographie locale.
Il livre une description peu flatteuse de notre village, et surtout de notre bourg.

 « Mais hélas ! Si de certains points de la paroisse, l’œil s’abandonnant à des enchantements qui l’attirent, découvre devant lui les horizons d’une étendue et d’une variété si grande, du bourg il n’en est point de même.

Les habitants sont comme des cirons dans une cuvette, et une cuvette sale et malodorante. Placé sur la rive droite du Leuy, tout contre un coude que fait cette rivière, le bourg de Sort est souvent en partie inondée par les eaux débordantes. Il est malsain et laid. Qu’on se figure trois maisons, bordant de deux cotés une petite place, irrégulière dans sa surface comme dans ses contours ; trois maisons qui semblent se bouder : l’une regardant l’est, l’autre l’ouest, la troisième le midi. Vis-à-vis, boudant aussi, la mairie maison d’école qui, au lieu de regarder la place, prend son jour sur un coté. Quelques autres maisons éparses ou par groupes de deux, en tout un peu plus que la demi douzaine : les unes adossées à un tertre, taillé à pic, qui les dépasse en hauteur de dix mètres et menace perpétuellement de les engloutir ; d’autres sur des cotes escarpées, entourées de ronces et de précipices ; une enfin dans un bas fond.

L’église, qui, de loin, ressemblerait à un hangar, à une tuilerie, à tout enfin plutôt qu’à une église, n’était son clocher (un pain de sucre, assis sur une cloche à nulons), est batie sur une motte. De deux cotés, à l’est et au sud, elle est à 4 ou 5 mètres du bord de cette motte, qui, elle-même, est coupée à pic et que des murs en contrefort soutiennent. Longeant ces murs de soutènement de la motte, à la profondeur de 5 ou 6 mètres, deux routes inégales, ravinées, presque en tout temps boueuses, et qui, par les averses, deviennent des lits de ruisseaux.

Sur la motte, le cimetière, tout au tour de l’église, ou plutôt à l’ouest et au nord seulement, car des deux autres cotés, l’intervalle libre est trop petit et le péril des éboulements trop grand pour qu’on puisse y creuser des fosses. C’est un fouillis inextricable de tertres, de croix, de pierres tumulaires, de concessions ; le tout serré, entassé, presque sans ordre, et prenant toute l’étendue du lieu : si bien qu’on se demande où l’on pourra trouver des places pour les morts à venir. Le cimetière est sans allées (où les ferait on dans ce petit espace ?) avec un chemin de ronde autours de l’église, étroit, raviné par places, escarpé, et un chemin d’accès de l’extérieur.

Je ne dois pas oublier ce qui fait le principal agrément du bourg, son plus bel ornement. Sort possède un moulin qui s’étale au beau milieu de la bourgade : un moulin avec son étang à l’eau boueuse et sale, aux miasmes empestés. »(1)

 

 

 

 

 

  1. 1.      « Monographie de la paroisse de SORT. », Abbé MAURIN, 1890, AD40.
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